J2 - 1er mai 2013

Manche - English Channel

UTC+2 (heure d'été - Paris)

A 3h du matin, le cargo quitte doucement l'écluse François 1er, puis passe les jetées du port du Havre, en direction du large.

La nuit est maintenant rythmée par le régime du moteur et les légers soubresauts du matelas (on s'habitue et les siestes sont faites pour récupérer)

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Les couloirs et coursives du cargo sont calmes ce matin, après l'effervescence de la nuit précédente, une bonne partie de l'équipage se repose. 



P1320817.JPGDans la matinée premier exercice de sécurité pour les 4 passagers : on nous indique où sont les gilets de sauvetage, les combinaisons de survie, radeaux de sauvetage et de survie.



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Du sabord de la cabine, j'aperçois le plus impressionnant,  le radeau de survie. Un dispositif prévu en cas d'abandon du navire.



J 4 - Vendredi  3 mai

UTC + 1

Océan Atlantique

 

Nous avons quitté la Manche pour l'Océan Atlantique, rien à perte de vue, plus aucun cargo à l'horizon.

A 1h du matin, me voici réveillée par un bruit étrange, les aiguilles de la pendule électronique de ma cabine se mettent à reculer d'une heure. Il est maintenant minuit. Nous nous adapterons ainsi au décalage horaire au fur et à mesure notre traversée.

A 7 heures du matin, il sera donc 6 heures.


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Ce matin, second exercice de sécurité pour les 21 membres d'équipage et les 4 passagers.

Un marin nous fait une démonstration à savoir enfiler une combinaison de survie indispensable en cas d'abandon du navire.

Puis équipés de nos casques et de nos gilets de sauvetage, nous grimpons à bord d'un des deux radeaux de survie prévu pour 36 personnes. Ils sont équipés d'eau, de nourriture lyophilisée, de matériel de repérage en mer...

Chacun écoute attentivement les instructions et personne ne bronche!

 

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Le cargo poursuit tranquillement sa route à la vitesse de 19 noeuds marins.

J'ai aperçu les premiers dauphins du voyage, semblant se jouer des vagues.

Une passagère s'est installée sur le cargo : une hirondelle. La terre est maintenant bien loin, la voici condamnée à rester avec nous jusqu'à ce que nous touchions terre, ou peut être s'envolera t-elle au large des Açores? 

 

 Voyage en cargo du Havre à Bélem (Brésil) J4 - J5

 

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