Sur le vieux port de Cayenne, les  bateaux ne viennent plus accoster depuis quelques années seuls les pêcheurs viennent s’affairer sur la jetée

 


Le port est envahit par les bancs de vase, phénomène cyclique du aux énormes quantités d’alluvions charriées par les fleuves amazoniens

 

Ces énormes bancs de vase se déposent tout le long de la côte guyanaise jusqu’au Venezuela 

 


Dans quelques années, ces bancs de vase très instables seront emportés par les marées et la côte sera à nouveau découverte


 Ces alluvions fertiles se recouvrent de palétuviers, créant ainsi une mangrove, véritable forêt amphibie, vivant au rythme des marées

 

Cette mangrove est une véritable nurserie pour les batraciens, les poissons
mais aussi les oiseaux : hérons, aigrettes, ibis rouges, sternes
et tout ce qui porte plumage

 

Léger comme une plume, il est facile pour ce petit échassier de marcher sur la vase et trouver tout ce qu’il aime à portée de bec

 

Dans le ciel de Cayenne,au petit matin et le soir au coucher du soleil

 

On peut observer le passage des ibis rouges

 

Ces beaux oiseaux au plumage rouge flamboyant


Comme des ballerines dans le ciel

 

Qui volent en V

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Mais pourquoi  les oiseaux volent-ils en V ? 


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 Il y a deux théories qui ont d'irréductibles partisans :

1) La théorie dite ''des cyclistes'' : il s'agirait, comme le font des coureurs cyclistes, de profiter du ''sillage'' de l'
oiseau de tête afin de moins se fatiguer. Ce qui conforte cette théorie c'est le fait que les oiseaux se relaient en tête, comme les cyclistes. Certes les cyclistes sont en file indienne et les oiseaux en V, mais le profil d'un oiseau étant beaucoup plus aérodynamique, son problème se situe essentiellement en bout d'aile sous forme de tourbillons marginaux, d'où l'intérêt de s'aligner
par les bouts d'
ailes.

2) La théorie dite ''de référence''. L'animal de tête a plus de mal à doser son effort et fatigue plus vite que ceux qui suivent qui donc se servent de lui comme référence. Les oiseaux suiveurs se décalent pour éviter le sillage des autres. Le profil d'un
oiseau étant très aérodynamique ils ont, contrairement à la théorie 1, intérêt à éviter le sillage des autres. Les observations les plus récentes confortent plutôt cette théorie.




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 Ibis rouge adulte ; aquarelle de Cécile AQUISTI

 Guyane

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