P1120397aLorsque l'on voyage à Madagascar, on ne peut échapper à l'évocation des ancêtres.  Ils font partie de la vie quotidienne des malgaches car la relation entre les vivants et les morts, si elle est invisible, est constante. 

Cette tradition dont l'origine se situe au delà de la mémoire des hommes est pratiquée par toutes les ethnies de l'ile. 

Lorsqu'un malgache meurt, il devient razana (ancêtre), grâce à la cérémonie du famadihana, son esprit ira rejoindre la communauté des esprits,  afin qu'il puisse protéger ses proches.
 

Environ tous les cinq ans, le famadihana consiste pour les familles à ouvrir à nouveau les tombeaux des défunts. 

La date du famadihana est consécutive à un message reçu du défunt et interprétée par le naoda (ancien) : le défunt fait connaître son besoin de changer de linceul (lambamena).

Une grande fête est alors organisée, dont la date est fixée par l'ombiasy (devin, chamane) 

Elle peut durer trois jours et sont invités les parents, les amis et les gens du village, on sacrifie des zébus, et sont embauchés des musiciens, car le famadihana est une fête gaie et qui coute très cher.

 

Le jour venu, les tombeaux sont ouverts et l'on procède au changement du linceul (l'ancien linceul est gardée par les femmes, ce dernier ayant un pouvoir de fécondité), le corps est ensuite enveloppé dans une natte neuve.

 

Avec délicatesse et émotion, les corps des défunts sont alors remis entre les bras de leurs descendants. ils font alors l'objet de "caresses" par leurs proches, par de légères pressions des mains.

Ils sont ensuite portés à bout de bras par la foule qui les fait "danser".

La fête bat sont plein pendant trois jours et les défunts sont remis dans leur cercueils pour cinq nouvelles années, sans oublier d'y ajouter quelques "cadeaux" : bouteille de rhum, photos, etc... 

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Ces pratiques funéraires nous sont étrangères et étonnantes mais ne permettent-elles pas d'aborder la mort avec plus de sérénité, de faire son deuil plus facilement ? 

 

 

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