Balladine
Récits et photographies de mes périples et balades
par delà les plaines et les montagnes
les villes et les campagnes
Nous quittons le camp Cisame et son confort
pour continuer notre périple sur les eaux du fleuve
Les rochers se font plus présents
De plus en plus grands et imposants
Après deux heures de pirogue, nous voici au pied du saut Grand Machikou,
que nous franchirons le lendemain
Nous débarquons pour la nuit
Dans un espace tout confort
quatre étoiles
L’espace ablutions
L’espace baignade
(notre piroguier a aperçu un petit caïman se prélassant en bord de rivière)
Nous préparons consciencieusement nos hamacs pour la nuit,
n’oubliant pas la petite laine, la lampe frontale et les boules Quiès…
La nuit sera quelque peu bruyante : la cacophonie de nos voisins grenouilles et crapauds,
et aussi singes hurleurs ne nous laissera aucun répis.
Les hamacs auront beau être confortables, ce n'est jamais facile la première fois de trouver la position idéale; mais après moults tentatives et retournements on s'endort épuisé,
Au petit matin, un brouillard épais enserre la forêt,
un phénomène naturel qui se renouvelle chaque nuit.
Nous repartons de bon matin à l’assaut du saut Grand Machikou
Il faut transporter sur la rive tout le contenu de la pirogue pour l’emporter plus en amont de la rivière (nos sacs, les gilets de sauvetage,
l’énorme glaciaire, le petit réchaud, les bidons d’essence sans oublier notre téléphone satellite que nous n’avons pas envie de voir tomber à l’eau)
Sur chemin qui longe la rive, des rondins nous rappellent que des orpailleurs
sont certainement passés dans le secteur pour y tirer leurs pirogues
Une fois notre pirogue vidée de tout son contenu (nos sacs, les gilets de sauvetage, l’énorme glaciaire, le petit réchaud, les bidons d’essence sans oublier notre téléphone satellite que nous
n’avons pas envie de voir tomber à l’eau), les hommes partent à l’assaut du dit saut, sous les ordres du piroguier (qui avait vu la veille un caïman …)
se jeter à l’eau pour tirer la pirogue, la tracter à l’aide de cordes…
Passage difficile et périlleux
L’Approuague n’est pas très profond à cet endroit mais le courant est fort
Opération réussie, les hommes nous rejoignent un peu plus loin et nous pouvons charger à nouveau l’embarcation du matériel (nos sacs, les gilets de sauvetage, l’énorme glaciaire, le petit
réchaud, les bidons d’essence sans oublier notre téléphone satellite que nous n’avons pas envie de voir tomber à l’eau) et de ses occupants …
Notre piroguier enlève la vieille hélice prévue pour les passages difficiles
et remet la bonne : un bon piroguier a toujours une hélice en réserve,
sinon il change de métier….
Le saut et ses soubresauts sont derrière nous !
L’occasion d’admirer la salade de coumarous,
nourriture préférée des coumarous (ce sont des poissons)
C’est reparti pour quelques heures de navigation
jusqu’au saut Grand Kanori, le but ultime de notre croisière
Le saut Grand Kanori depuis notre lieu de villégiature
19 mètres de dénivelés infranchissables de rochers
sur lesquels les eaux de l’Approuague se jettent fougueusement
Le carbet de la concession Cisame,
où nous faisons escale deux nuits et deux jours
L’espace ablutions
L'’espace baignade
(notre piroguier ne nous a rien dit à propos des caïmans)
La suite …. de notre périple, ICI