L’église St Sulpice est devenue célèbre récemment grâce au film Da Vinci Code, film tiré du best-seller de Dan Brown,  attirant des foules de nouveaux « pèlerins » : un des épisodes du roman se déroulant sous ses voûtes. Un roman truffé d’invraisemblances ….

 


L’église toutefois, cache une curiosité profane dans l’aile gauche de son transept 



Un gnomon astronomique du XVIIème siècle. Le gnomon astronomique permettait à l'époque de déterminer la date précise de Pâques.

Cette fête chrétienne, qui commémore la résurrection du Christ,
doit être en effet célébrée à la pleine lune suivant l'équinoxe de printemps,
entre le 22 mars et le 25 avril.

Les scientifiques qui encouragent alors l'installation du gnomon,
veulent aussi étudier avec précision les mouvements de rotation de la Terre.

Scellée dans le sol, "la ligne méridienne" une réglette de laiton (qui n'a rien à voir avec le méridien de Paris)
 

Mais cette église est surtout riche par la présence dans la chapelle des Saints-Anges, de trois œuvres de Delacroix, Saint-Michel terrassant le Dragon, Héliodore chassé du Temple  et la Lutte de Jacob avec l’Ange.


 Un des deux énormes coquillages, de l'espèce tridachne gigas, donnés par la république de Venise à François Ier, servent de bénitiers à l'entrée de la nef.


La place Saint-Sulpice est ornée  d'une très grande fontaine construite par Visconti : la fontaine des quatre évêques


 

Informations recopiées sur un panneau présent dans l'église

La « ligne méridienne » matérialisée par une réglette de laiton scellée dans le sol de cette église fait partie d’un instrument de mesure scientifique appelé « gnomon astronomique » établi ici au XVIIIe siècle par les responsables de l’Observatoire de Paris en plein accord avec les autorités ecclésiastiques, en vue de mesurer certains paramètres de l’orbite de la terre autour du soleil. D’autres installations de ce genre ont été placées, par commodité, dans de grandes églises comme la cathédrale de Bologne ou le pape Grégoire XIII a fait effectuer, au XVIe siècle les études préparatoires à la mise en œuvre du calendrier « grégorien ».

Contrairement aux allégations fantaisistes contenues dans un récent roman à succès, la ligne méridienne de Saint-Sulpice n’est pas un vestige d’un temple païen qui aurait existé à cet endroit. On ne l’a jamais appelé « rose-ligne » Elle ne coïncide pas avec le méridien de l’Observatoire qui sert de référence aux cartes où les longitudes sont données en degrés ou en grades à l’Est ou à l’Ouest de Paris. La seule manière de conférer un sens religieux à cet instrument d’astronomie est de reconnaître en Dieu, le Créateur et le Maître du Temps.

Veuillez noter aussi que les lettres « P » et « S » sur les fenêtres circulaires, aux deux extrémités du transept, se réfèrent à Saint Pierre et à Saint Sulpice qui sont les deux patrons de l’église et non à un « Prieuré de Sion » parfaitement imaginaire.





 Bossuet, Fénelon, Massillon et Fléchier

Sur les côtés, quatre énormes lions veillent à la sécurité de l’endroit !



Paris

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