A Longjumeau, dans l’Essonne, une grande fresque murale retrace l’histoire de la communauté Emmaüs depuis sa création en 1953 par l’Abbé Pierre.

 

 

En 1949, Henri Groues dit l’abbé Pierre, député de Meurthe et Moselle, vit dans une maison délabrée qu’il restaure à Neuilly Plaisance. Cette maison, lieu de rencontres, devient une auberge de jeunesse internationale qu’il baptise « Emmaüs ».


« Tout a commencé parce que la maison était trop grande... », aimait à raconter l'abbé Pierre. En 1949, le prêtre achète à crédit, avec son indemnité de parlementaire, une vieille bâtisse délabrée à Neuilly-Plaisance, qu'il retape de ses mains.
 

 

Assisté de Lucie Coutaz, une solide Savoyarde qu'il a connue dans la Résistance, et qui lui sert de secrétaire, il y accueille des jeunes du monde entier, puis de pauvres bougres qui frappent à sa porte.

 


Un soir, un appel au secours : Georges Legay, un ancien bagnard, a tenté de se donner la mort. L'abbé l'arrache au désespoir par ces simples mots : « Au lieu de t'apitoyer sur toi-même, viens avec moi ! J'ai besoin de ton aide pour secourir de bien plus malheureux que toi... »

  


L'idée-force d'Emmaüs est née : se sauver soi-même en sauvant les autres. Georges Legay en sera le premier compagnon, vite rejoint par d'autres rescapés du malheur, d'autres traîne-misère...



 

La grande aventure des communautés prend son essor : une, puis deux, puis trois, dans ce coin perdu et désolé de la banlieue Est.

 

 

Création du premier logement pour sans-abris

 

  

 

Création des chiffonniers d’Emmaüs

 

 

Après les ravages de la Seconde guerre mondiale la France connaît un hiver 1954 très rude et plusieurs personnes meurent de froid.



Un enfant meurt de froid


Le préfet se rend à l’enterrement sans arrêter les expulsions


Une femme meurt de froid dans la rue après avoir été expulsée


Dans ce contexte de grave pénurie de logements, l’abbé Pierre lance son célèbre appel sur les ondes de Radio Luxembourg :

«Mes amis, au secours ! Une femme vient de mourir gelée cette nuit à 3 heures, sur le trottoir du boulevard Sébastopol, serrant sur elle le papier par lequel,
avant-hier, on l’avait expulsée»


 

Il déclenche «l’insurrection de la Bonté» et influence fortement les pouvoirs publics.




Un immense mouvement de solidarité naît. Les dons reçus seront dans un premier temps utilisés pour parer aux besoins urgents, puis pour aider au développement de l'association

  Durant les jours qui suivent l'appel, près de 2 000 tonnes de dons en nature seront récoltés.

  


 

Un mouvement solidaire et laïc contre l'exclusion 

 

 

Les compagnons d’Emmaus

Ils sont logés, nourris et reçoivent une allocation. En contrepartie, ils assurent l'accueil et la logistique des centres d'hébergement d'urgence et accueils de jour de l'association. Ainsi que des opérations ponctuelles comme les déménagements sociaux, la logistique de fêtes de quartiers ou encore la sécurité du Salon Emmaüs qui se tient chaque année à la Porte de Versailles.



  

Lettrages et fonds : VIDA :  06 81 18 13 06

Portraits et décors :SPIKE 06 14 15 70 05 – 01 64 48 98 78

Historique et agencement : TECKER 01 64 49 38 79




Textes repris sur le site 
 http://www.emmaus-france.org/

 


Emmaüs, mouvement solidaire et laïc, est aujourd’hui présent sur quatre continents, dans 41pays différents : pays "développés", nouveaux pays industrialisés, pays en voie de développement, pays moins avancés.

Des valeurs fédératrices et identitaires

« S’ouvrir sans réserve à l’autre »
Accueillir sans restriction ceux qui sont laissés pour compte, les sans-abri, les sans droits et leur donner un toit, de quoi manger, de nouvelles raisons de vivre.

« Faire reconnaître sa dignité d’homme libre »
Accorder à tout être humain la confiance et le respect qui lui sont dus.
Permettre à chacun de retrouver par le travail l’autosuffisance et de vivre sa dignité d’homme.

« Agir au nom de la solidarité »
Offrir à chacun de devenir acteur de la solidarité envers les plus démunis.
Œuvrer ensemble pour établir l’égalité de tous devant la vie, dans le respect des différences.

« Créer une prise de conscience par la parole, par l’action »
Faire en sorte que les gouvernements et l’opinion soient capables d’indignation et agissent pour lutter contre l’exclusion.

 

 

 

 

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